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Loi Santé : Réforme des études de santé en 2020. Que sait-on ?

A l'horizon 2020, les études de santé vont être profondément modifiées. Suppression du numerus clausus ou encore de la PACES, le gouvernement, via son projet de loi "Buzyn", veut plus d'équité et de justice dans l'accès aux études de santé... Décryptage.

Une transformation profonde de l’accès aux études de santé

En septembre 2018, Emmanuel Macron et son gouvernement se sont engagés dans une modification profonde de l’accès aux études de santé. Actuellement, c’est la PACES (Première Année Commune des Etudes de Santé) qui décide de l’accession des étudiants aux filières de médecine, maïeutique, odontologie et pharmacie, par le biais d’un concours de milieu et fin d’année et via un numérus clausus, défini chaque année par un arrêté ministériel pour chaque université.

Cette sélection a été pointée du doigt par le gouvernement qui la juge inefficace et inadaptée. Ce système de formation est donc à changer selon celui-ci. Cependant, pour la communauté étudiante, il faudrait « privilégier la professionnalisation des études et le renforcement de la qualité des formations médicales », question qui n’est pas assez soulevée par le gouvernement.

 

Via un rapport du groupe de travail piloté par le professeur Jean-Paul Saint-André, nommé par Agnès Buzyn (ministre des Solidarités et de la Santé) et Frédérique Vidal (ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation), le numérus clausus et la PACES sont voués à disparaitre pour la rentrée 2020. Cette décision, appuyée par une large concertation et plusieurs réunions, a été prise pour diversifier les profils et faciliter l’accès à cette branche d’études.

 

Pour quels changements ?

Toute cette transformation entraîne donc des changements directs pour les étudiants. Le principal est la création d’une plateforme visant à remplacer la PACES. En effet, il existerait donc plusieurs voies d’accès aux études de médecine. Deux options seraient présentées aux élèves de terminale : le portail santé, qui représenterait environ 60% des places (première année générale de santé), qui ne comporte pas de sélection à l’entrée mais à sa sortie (avoir validé, en un an, 60 crédits ECTS, obtenir un moyenne générale supérieure à un certain seuil et être reçu aux épreuves orales ou écrites de fin d’année), et la « mineure santé » (40% des places), qui permettrait aux lycéens indécis de se lancer dans une filière (histoire ou psychologie), tout en validant certains modules liés à la santé. A noter que pour l’entrée en année « portail santé », le redoublement ne serait pas possible, contrairement à ce qui est actuellement mis en place.

 

A l’issue de cette « mineure », les étudiants pourraient rejoindre, s’ils le souhaitent et s’ils ont des résultats suffisamment satisfaisants, une deuxième année de médecine, pharmacie, odontologie ou sage-femme.

 

Cette proposition de loi, déposée par Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, passera sous le contrôle de l’Assemblée Nationale dès le mois de mars 2019. Les élèves entrant en terminale en septembre 2019 pourraient donc être les premiers à bénéficier de cette réforme en 2020.

 

VL

 

Photo by Aaron Burden on Unsplash

 

Sources: