i-Predict

i-Share s'intéresse de plus près à Chlamydia !

Une nouvelle recherche biomédicale, promue par l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) et coordonnée par Elisabeth Delarocque-Astagneau du pôle infection de i-Share, portant sur l’infection sexuellement transmissible à Chlamydia : i-Predict, est lancée !

L’objectif  de l’essai  i-Predict

Evaluer si un dépistage systématique (par ex tous les ans) et traitement des infections génitales à Chlamydia (chez les jeunes femmes) permet de réduire les risques de complications de cette infection.

La recherche

L’infection à Chlamydia est la plus répandue des infections sexuellement transmissibles dues à des bactéries, surtout chez les jeunes femmes de 18 à 24 ans.

Sa prévention repose sur l’utilisation du préservatif. Non traitée, la bactérie peut se propager vers l’utérus, ce qui entraine des infections génitales hautes (comme les endométrites et les salpingites).

Plus tard, cela peut augmenter les risques de grossesse extra-utérine ou causer une infertilité.

Comme la majorité des personnes ne présente aucun symptôme et, de ce fait, ne consulte pas, l’infection n’est pas traitée.

L’infection étant simple à dépister et à traiter par des antibiotiques, il est actuellement recommandé de proposer un dépistage aux jeunes femmes de moins de 25 ans et jeunes hommes de moins de 30 ans lorsqu’ils se présentent en centre de dépistage (CeGIDD), s’il y a eu des rapports sexuels non protégés à risque.

Malgré ces recommandations, l’infection reste très fréquente chez les jeunes femmes.

La question d’un dépistage qui serait systématiquement proposé se pose donc.

Il n’est cependant pas sûr qu’un dépistage systématique de cette infection soit efficace pour réellement diminuer le risque de complications. C’est pour ça qu’il est important d’évaluer cette stratégie de dépistage systématique.

Grâce à ce projet de recherche, si le dépistage systématique s’avérait réellement efficace pour prévenir les complications de l’infection, il pourrait être recommandé par les pouvoirs publics.

Ce projet de recherche va être mis en place à Paris, Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, Bordeaux et Nice.

En pratique

Pour cette recherche, la participation de 4000 jeunes femmes volontaires est nécessaire. Elles seront réparties en deux groupes : un groupe qui est dépisté tous les six mois pour l’infection à Chlamydia et traité ; un groupe pour lequel il n’y a pas de dépistage systématique, mais qui suit les recommandations actuelles.

La participation se déroule de la façon suivante :

  • Une visite d’inclusion dans le Service de Médecine Préventive et Promotion de la Santé de l’Université (SIUMMPS) où l’étudiante est inscrite : après information complète sur le projet, la participante signera un consentement à participer à la recherche, fournira un auto-prélèvement vaginal, remplira un questionnaire en ligne et s’inscrira à i-Share auprès de l'équipe dédiée si ce n’est pas déjà fait.
  • Au 6ème, 12ème et 18ème mois, la participante recevra une enveloppe contenant un kit pour auto-prélèvement vaginal qu’elle réalisera et renverra par la Poste dans une enveloppe pré-payée. Il faudra là aussi remplir un questionnaire en ligne.
  • A tout moment au cours de l’étude, si la participante ressent des douleurs inhabituelles au niveau du bas-ventre, elle pourra remplir un questionnaire court en ligne et sera encouragée à se rendre dans un des services d’urgences gynécologiques partenaires de l’étude.
  • Entre le 18ème et le 24ème mois, elle bénéficiera d’une consultation dans un service de gynécologie hospitalier.

Les participantes recevront une compensation pour leur implication dans cette recherche, à hauteur de 40 €.

Pour participer à l’étude

Il faut être une jeune femme âgée de 18 à 24 ans, participant déjà à i-Share (ou souhaitant y participer), être sexuellement active (soit avoir déjà eu un rapport sexuel), et affiliée à la Sécurité Sociale.

Pour s’inscrire ou avoir plus d’informations

N'hésitez pas à contacter l'équipe i-Predict en envoyant un mail à :