étude i-Share médicaments

A l’occasion de la journée mondiale de la lutte contre le SIDA (Syndrome d’Immuno-Déficience Acquise) du 1er décembre, i-Share souhaite alerter sur une potentielle banalisation du virus du VIH (Virus de l’Immuno-Déficience Humaine), en particulier par les jeunes. État des lieux sur l’épidémie en 2018.

De fausses idées reçues qui persistent…

Les jeunes sont de moins en moins informés sur le virus du VIH et les modes de transmissions.

Selon un récent sondage de l’IFOP auprès d’un jeune panel de 1003 personnes de 15 à 24 ans, 20% des interrogés pensent encore que le VIH se transmet en embrassant une personne et 15% en s’asseyant sur un siège de toilettes publiques. Une méconnaissance qui peut induire les jeunes en erreur, surtout quand on sait qu’encore 21% des sondés se sentent mal informés à propos du VIH...

Ce manque d’informations a des conséquences : les pratiques à risque augmentent. Seulement 45% des sondés ayant eu un rapport sexuel non protégé ont fait un dépistage par la suite.

 

Car il est utile de rappeler que le VIH ne se transmet que par les muqueuses, la voie sanguine ou une plaie via 5 liquides contaminants : le sang, le sperme, la cyprine, le liquide pré-séminal et le lait maternel. Le virus étant très fragile, il ne survit que 5 à 10 secondes en contact avec l’air libre.

 

Par ailleurs, on ne meurt plus du SIDA en 2018, ce sont les maladies dites « opportunistes » qu’il entraîne qui peuvent causer le décès (candidoses, tuberculose notamment). Le problème majeur que peut entraîner la maladie demeure le rapport à l’intime. Il y a une dimension morale avec une forte culpabilité que peut ressentir le malade pouvant entraîner une paranoïa à l’égard des autres. L’annonce de la séropositivité est donc une épreuve toujours très compliquée, tant cette infection est passée par tous les statuts entre les années 80 et maintenant.

…et entraînent une banalisation importante

En 2016, un sondage indiquait que 24% des jeunes n’avaient pas peur du SIDA, contre 17% en 2015. Cette banalisation faite par la « génération-médicaments » (selon la Sidaction) est principalement due à une méconnaissance globale du virus, de ses modes de transmissions, de ses traitements et de sa prévention, comme abordé précédemment. L’association Sidaction ajoute même que « par manque d’informations, les jeunes sous-estiment les menaces du virus et ne se sentent pas concernés par les risques liés à la maladie ».

 

En effet, encore 31% des jeunes pensent qu’il existe des médicaments pour guérir du SIDA et une personne sur cinq de cette même tranche d’âge pense que le virus se transmet par la transpiration. Cette banalisation ne doit donc pas être propagée et peut-être que des techniques de sensibilisation doivent être développées plus régulièrement dans les milieux à risque (les lycées, universités, clubs, espaces de santé).

 

VL

 

Sources :

 

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