L’usage de la e-cigarette vu par i-Share

Pour la Journée Mondiale sans tabac, i-Share dévoile les chiffres sur l’usage de la cigarette électronique chez les jeunes adultes.

40% d’entre eux, déclaraient l’avoir déjà essayée et 3,5% l’utilisaient régulièrement.

Face à ces chiffres, la chercheuse Shérazade KINOUANI a souhaité comprendre comment agit l’usage de la cigarette électronique sur la consommation de tabac.

Pour cela, i-Share étudie les motivations des étudiants et l’évolution de leurs habitudes de consommation. Comment ont-ils commencé la cigarette électronique ? Est-ce qu’ils « vapotent » tous les jours ? Depuis combien de temps « vapotent-ils » ? Ont-ils l’intention d’arrêter ? …

Tant de questions auxquelles 2800 jeunes ont répondu dans le cadre d’une étude.

Un questionnaire, un entretien

Pour répondre à ces interrogations, 2800 individus fumeurs, non-fumeurs ou « vapoteurs » ont répondu à un questionnaire tous les 6 mois depuis février 2016. Une fidélité des participants, qui permet à i-Share de connaître l’évolution de leur consommation.

A la suite de ces questionnaires, 20 de ces jeunes ont été choisis pour participer à un entretien permettant d’approfondir certaines questions et de comprendre plus en détails leurs motivations à pratiquer la cigarette électronique.

« Nous avions pour but de confirmer ou non certaines hypothèses. Par exemple, si le fait que certains fumeurs « vapotent » pour déstresser pendant les périodes d’examens ou si certains utilisent la cigarette électronique seulement pour le plaisir ou pour essayer. Il fallait décortiquer leurs motivations pour aller plus loin dans notre analyse » déclare Shérazade K.

Des hypothèses avérées

Chez les fumeurs, l’usage de la cigarette électronique est un moyen de substituer la cigarette. Ils l’utilisent aussi comme moyen d’expérience pour mélanger plusieurs liquides par exemple. Cette pratique reste tout de même spécifique aux jeunes adultes.

Chez les anciens fumeurs, beaucoup ont arrêté définitivement mais certains ont juste remplacé la consommation de tabac par la cigarette électronique, sans qu’un réel souhait d’arrêter soit affirmé.

Enfin, pour le non-fumeur, l’utilisation de la cigarette électronique est occasionnelle, juste le temps d’une soirée. Elle peut également être utilisée pour le plaisir de découvrir une sensation nouvelle. Chez certains, la cigarette électronique permet de mieux gérer son stress.

Si ces hypothèses ont été vérifiées, les comportements diffèrent d’une catégorie de personne à une autre.

En effet, comme le souligne Shérazade K, les fumeurs ne vont pas vapoter de la même manière qu’ils fument. Certains vont vapoter plus que ce qu’ils fumaient tandis que d’autres ne vont plus s’embêter à vapoter à l’extérieur.

 

RC / AM / FP

 

Source photo : www.unsplash.com