biobanques i-Share

De nouvelles données de santé sur les étudiants !

L’objectif

Combler le manque de données sur la santé des étudiants tel est l’enjeu de l’étude i-Share.

Pour compléter l’ensemble des données de santé récoltées via les questionnaires annuels, l’étude i-Share a décidé de se doter d’une banque de données biologiques et d'une banque de données d'imageries cérébrales par IRM (imagerie par résonance magnétique).

Ces nouvelles données vont enrichir les connaissances sur la santé des étudiants.

La recherche

Les chercheurs savent que les jeunes adultes peuvent être exposés à des maladies qui ont parfois des conséquences sérieuses sur leur santé et un retentissement sur leurs activités quotidiennes ou leurs études.

De plus, certaines habitudes de vie qui se mettent en place à cet âge peuvent avoir un impact sur la survenue de maladies chroniques plus tard dans la vie, comme par exemple les maladies cardiovasculaires ou les maladies neurodégénératives.

Par conséquent, l’objectif des recherches adossées à la biobanque i-Share consiste à mieux appréhender ces éléments afin de pouvoir améliorer la santé des étudiants et mieux prévenir la survenue de maladies à un âge plus avancé.

Les données biologiques, dont peuvent être également dérivés des marqueurs génétiques, et les données d’imagerie cérébrale constituent des « biomarqueurs » extrêmement utiles pour comprendre plus finement l’état de santé des étudiants et appréhender les facteurs qui pourraient influencer la survenue de maladies à un âge plus avancé. Ils permettent par ailleurs de pointer directement sur les voies biologiques impliquées, ce qui est intéressant en vue de développer, à terme, de nouvelles approches thérapeutiques.  

Les données biologiques

Sous la responsabilité du Professeur Stéphanie Debette, les données biologiques récoltées permettront :

  • de tester certaines hypothèses scientifiques sur les fondements biologiques de la maturation et du vieillissement cérébral, les mécanismes d’apparition des maladies et les circuits biologiques impliqués, en vue de faciliter le développement de nouvelles approches thérapeutiques.
  • d’étudier des déterminants biologiques (facteurs de risque et facteurs protecteurs) de certaines affections, pouvant toucher les jeunes ou survenir à un âge plus avancé, afin de mieux déceler les personnes à risque en vue de stratégies de prévention.

« La biobanque i-Share est un projet très novateur et unique en son genre. Il permettra d’une part de mieux connaître l’état de santé des étudiants en étudiant divers paramètres biologiques sanguins. D’autre part, grâce entre autre à des analyses génomiques de dernière génération, ce projet va contribuer à comprendre les phénomènes biologiques précoces influant la survenue de certaines maladies pour mieux les prévenir. Il est important de noter qu’il ne s’agit pas de dépister des maladies mais plutôt, à l’échelle de la population, de comprendre les mécanismes biologiques impliqués pour mieux savoir les combattre à un stade précoce, et d’identifier des groupes d’individus à plus haut ou plus faible risque pour mieux cibler les stratégies de prévention. » (Stéphanie Debette)

Un conseiller éthique indépendant, a été nommé spécialement pour cette recherche afin de vérifier qu'elle est conforme aux normes éthiques nationales et européennes à chaque étape du projet.

Les IRM

Menées par le Professeur Bernard Mazoyer,  les recherches à partir des IRM cérébrales vont permettre d’explorer le fonctionnement cérébral, de caractériser la variabilité morphologique et fonctionnelle du cerveau chez le jeune adulte.

Il s’agit là d’une étape fondamentale pour comprendre le fonctionnement du cerveau et ses maladies.

« Un des objectifs majeurs de l’analyse des IRM dans l’étude i-Share est de savoir si certains participants présentent précocement des anomalies cérébrales connues pour être des marqueurs de maladies liées au vieillissement. L’analyse des IRM permettra en particulier d’évaluer le retentissement éventuel de ces anomalies sur le fonctionnement cérébral, et de déterminer si la présence de ces anomalies est associée à certains marqueurs biologiques ou comportementaux. » (Bernard Mazoyer)

En pratique

La constitution de la biobanque i-Share fait appel à 2000 Sharers volontaires qui s’engagent à se rendre à 3 RDV :

  • Une visite d’inclusion avec un médecin : présentation du concept, réponses aux éventuelles questions et vérification de l’éligibilité du Sharer, campus Carreire d l’université de Bordeaux ou à l’Espace Santé Etudiant (Pessac) - 30 min.
  • Un prélèvement sanguin à jeun au centre de prélèvement du CHU Pellegrin (Bordeaux) - 30 min. Vous recevrez des résultats des dosages de routine (cholestérol total, HDL‐cholestérol, LDL‐cholestérol, triglycérides, glycémie) par courrier si vous le souhaitez.
  • Une IRM cérébrale suivie de quelques tests neuropsychologiques sur tablette au bâtiment IBIO, campus Carreire de l’université de Bordeaux - 1h45.

Dans le cadre légal s’appliquant à toute étude de recherche clinique, une évaluation des contraintes subies a lieu et donne parfois recours à une indemnisation du participant. C’est le cas pour les banques de données i-Share dont l’indemnisation s’élève à 80€ (40€ pour le prélèvement sanguin et 40€ pour l’IRM).

Pour participer, il suffit d’être Sharer (inscrit à l’étude i-Share et avoir compléter le questionnaire « Qui es-tu l’étudiant ? »), d'être âgé de moins de 35 ans, d'effectuer les tests des fonctions cérébrales « Comment ça va, les neurones ? » et de remplir le formulaire de prise de RDV en cliquant ici.

 

Vous êtes Sharer et vous êtes sur Bordeaux ? N’attendez plus pour contribuer aux banques de données i-Share !

EM